La Croix : Masques lavables

Pour ceux qui l’ignorent, une étude vient de déterminer que les masques jetables peuvent être lavés à 60° pendant 30mn et jusqu’à 10 fois, en conservant leurs propriétés de filtres, ce qui les rend moins jetables.
En 2020, les masques ont généré 40 000 tonnes de déchets non recyclés.

Masques lavables

Message perso à l’attention des gens qui jettent leurs masques n’importe où : puissiez-vous attraper la covid et mourir dans d’atroces et interminables souffrances.

La Croix du jeudi : Fonds marins et papillons

Un dessin recalé, un dessin accepté.
Mardi… Oui, en fait, le dessin du jeudi est pondu le mardi… Mardi, je n’étais pas du tout en forme.
J’épluche la presse comme d’habitude, en espérant trouver un sujet un peu léger. Evidemment, je n’en trouve pas, et je tombe sur l’Objectif 10 du « Plan France 2030 », une disposition concernant les fonds marins. Que je ne trouve pas du tout légère, mais quand je suis fatiguée, je vois surtout le mauvais côté des choses (donc je risque encore moins de les trouver, les sujets légers !), alors je dessine ça. 
Le truc bien chronophage pour un jour où on est un peu une loque inefficace.
Fonds marins
Sans surprise, la réponse de ma correspondante de La Croix a été : 
« Bon j’ai testé auprès d’un red’chef paske je sentais bien un truc coincer un peu.
Et en effet, on trouve que c’est prendre le truc (Plan France tout ça) juste par un petit bout très critique de la lorgnette.
Et pas sûr en plus que nos lecteurs (qui ne lisent pas tous nos articles en détail et encore moins le détail du Plan France 2030) comprenne immédiatement ce dessin.
Donc bon bon bon, si tu avais une autre idée… »

Je n’étais pas surprise, parce que je sais quand ça va coincer. Ça n’a pas l’air sans doute, pour beaucoup d’entre vous, mais ce métier requiert une grande précision. Qu’on dessine une planche de BD ou une simple illustration, il y a un certain nombre d’éléments à agencer, et on sait quand il y en a trop ou pas assez, et à quelle distance on doit se positionner. Et là, je savais que j’avais choisi un sujet pas encore réellement présent dans l’actualité, et que j’étais trop focus…

Le truc agaçant, c’est que tant que je n’avais pas évacué cette idée, je ne pouvais pas trouver autre chose. Mon cerveau est assez obsessionnel, tendance maso. Il se bloque, et il besoin du refus pour lâcher prise. 

Le 2eme truc agaçant, c’est qu’en général, l’idée simple (et pas chronophage à réaliser) se pointe ensuite comme une fleur.
Ça lui aurait perforé le fondement d’arriver tout de suite ?
Papillons persistants
La Croix du 14 octobre 2021.

Lucky me

Moi, dans la vie, j’ai plutôt une bonne santé. La dernière (et seule) fois que j’ai pris un arrêt-maladie, c’était en 1988. Mais à l’époque, j’étais salariée.
Quand on est indépendant, on travaille même avec 40° de fièvre. Heureusement, ça a dû m’arriver 2 fois en 30 ans parce que, même patraque, j’ai beaucoup de mal à dépasser 36,5°. Mais ces 2 fois, j’ai réussi et ça reste un sale souvenir. Et pourtant, ça ne m’est même pas venu à l’idée de demander un arrêt de travail.

Depuis Internet, sur les rézosocios, je lis les témoignages de mes camarades indépendants moins chanceux que moi côté santé.
En particulier ceux des femmes qui vont avoir un bébé, qui envoient des demandes de congés maternité, avec dossier complet+articles de loi à l’appui qui confirment que bien qu’elles ne soient pas salariées, elles ont droit à ce qu’elle demandent.
Et s’en suivent des relations kafkaïennes avec la Sécu qui ne cesse de leur demander des pièces déjà fournies et de leur poser des questions absurdes qui semblent démontrer que les dossiers qu’elles ont fournis n’ont probablement pas été lus, ou ont été démantelés et/ou perdus…
En général, les gamins entrent au collège quand elles commencent à toucher quelque chose.

Il se trouve qu’il y a 2 ou 3 semaines, un médecin m’a fait un arrêt de travail (une histoire de genou en cobalt…), et je me suis dit : « Tiens ? Si j’essayais pour voir ? »
J’ai donc rempli les papiers, en cochant soigneusement la case : « travailleur indépendant. »

Et hier, j’ai reçu ça.

A aucun endroit, on me demande si je n’ai pas un autre statut. Statut pourtant présent (et déjà coché !) sur le formulaire initial.


(Et je remarque aussi que le demandeur d’emploi est censé avoir au moins 4 bulletins de salaire à fournir. Alors qu’il doit bien y avoir des demandeur d’emploi débutants qui n’ont pas encore eu de bulletins de salaire ?)
(Mais peut-être qu’ils n’ont pas le droit d’être malades pendant leur recherche de premier emploi ?)
(Et ceux qui n’ont que 3 bulletins de salaire ?)


Bref ! J’attends la suite avec curiosité.