LA CROIX : Augmentations

"Augmentations", PrincessH pour La Croix du 15 septembre 2022
La Croix du 15 septembre 2022

J’avais fait une version plus « frontale », où l’aide-soignante était énervée.
On m’a fait dire : « On parle de compétence et de réalités très différentes, que l’on ne peut comparer ainsi. Trouve autre chose, s’il te plaît ! » 
Ce à quoi j’ai répondu :  » Quand il s’agit de permettre aux gens d’avoir une vie décente ou pas, en échange du travail qu’ils fournissent, on peut bien comparer quand même. Moi, je suis d’accord pour les 1000 euros, c’est les 60 balles que je trouve injustes. »
Et j’ai raboté l’aide-soignante pour faire une version moins confrontante, parce que c’est vrai que cette différence abyssale, c’est pas la faute du magistrat.
Et c’est passé.

LA CROIX : tabou

"Les services d'urgences", par PrincessH, pour La Croix du 30 juin 2022
Journal La Croix, 30 juin 2022.

Parmi les sujets à ne pas dessiner dans La Croix : l’avortement.

Je peux comprendre qu’on soit contre.

Mais j’aimerais qu’avant de se préoccuper d’amas cellulaires qui ne sont pas encore en état de penser leur propre existence, on se préoccupe de tous ceux qui sont arrivés à terme et qui se noient en Méditerranée, qui se prennent des missiles en Ukraine, qui meurent de faim au Yemen, qui se font cogner par leurs conjoint jusqu’à la mort, qui sont harcelés, violés, massacrés, etc., etc., etc.
(Mais évidemment, une partie de ceux-là sont probablement des métèques qui n’ont ni la bonne couleur, ni la bonne religion, ni le bon niveau socio-économique.)
(Alors que les embryons sont forcément tous de jolis petits bébés innocents, comme l’ont sûrement été Adolphe Hitler et Michel Fourniret)
(Oui, je fais des points Godwin si je veux.)
D’autre part, je remarque qu’on ne parle JAMAIS d’impliquer les hommes qui sont responsables de ces grossesses non désirées, pour qu’ils assument leurs responsabilités.
Quand ils sont absents, on ne se donnera JAMAIS la peine de les identifier.
Mais on n’oubliera pas de stigmatiser et culpabiliser les femmes qui ont eu l’arrogance d’avoir une sexualité et qui se retrouvent enceintes alors qu’elles ne le souhaitent pas. 
Ce sont toujours elles (ah les salopes !) qu’on voudra forcer à bouleverser leur vie et leur corps pour toujours et contre leur gré.
Pendant que ces messieurs continueront à ne pas assumer la contraception et à tremper leur nouille en toute impunité.

Comme dit l’excellent Baptiste Beaulieu : « … Si chaque fois qu’un homme jouissait avec une femme en engageant son corps / sa santé / sa responsabilité / sa carrière pour les 80 ans à venir, on pourrait lire aux frontons des mairies : « LIBERTÉ ÉGALITÉ FRATERNITÉ IVG »

Et j’ajouterai que si c’était le cas, la contraception masculine serait financée et développée jusqu’au sublime.

Bizou à tous ceux qui ne se comportent pas comme ça, qui ont compris qu’ils sont fertiles 100% du temps, quand les femmes le sont seulement 3 ou 4 jours par mois, et qui ont entendu parler de capotes et de vasectomie.

Bref, j’ai dessiné sur les services d’urgences qui s’effondrent sous la charge. C’est pas gai non plus, mais à La Croix, ça passe mieux.

Oui, pardon, je me suis énervée.

La Croix : Twitter avec Elon Musk

Pour une fois, c’est un dessin du mercredi. Pour des raisons de cuisine interne, on a échangé nos jours avec Malingrëy…

Elon Musk achète Twitter, PrincessH pour La Croix du 27 avril 2022

Je n’ai pas une grande sympathie pour Twitter, vu le nombre de gens qui s’en servent pour insulter et harceler. Mais dans les pattes d’un type richissime et qui me donne l’impression de jouer dans la même cour que Donald Trump côté maturité et réflexion humaine, ça me fait carrément froid dans le dos.

La Croix : ça approche…

Elections et sondages, PrincessH pour La Croix du 24 mars 2022

C’est pas mon meilleur dessin, je trouve. En même temps, dans notre monde si brouillon, on sait surtout pour qui ne pas voter. Genre Marine Le Stylo (oui, j’ai vu passer une vanne qui m’a fait rire à propos de sa volonté de sauver la langue française) et Gargamel Z.
Mais pour les autres, on ne sait que choisir.
On n’est pas sortis des ronces…