A propos de ceux de mes dessins qui circulent sur le web…

Un bien cher camarade me remémore que le strip ci-dessous continue de tourner, sous des définitions graphiques plus en plus pourries, avec au passage la disparition de ma signature, et la réécriture des dialogues dans une nouvelle typo (et aussi, on en a enlevé un petit bout, pas indispensable, je vous l’accorde.)
Parce que c’est vrai qu’à force de pomper et re-pomper une image dans des conditions improbables, ça devient illisible…

Image qui pourrit lentement à force d'être pompée.Alors comme je suis brave, je vais republier une version de qualité que je veux bien voir circuler entre particuliers. Mais soyons clair : les droits sont à moi. Si je vois ça utilisé sans autorisation dans un contexte professionnel, ça va iéch.

Ecrit et dessiné par PrincessH (oui, c'est moi !) pour le Lien ADMR en 2010.

Ecrit et dessiné par PrincessH (oui, c’est moi !) pour le Lien ADMR en 2010.

Share

La Croix : “L’assistanat”

79-LaCroix79-soupçonC’est vrai, c’est tellement plus simple de trouver anormal d’aider des gens dont on a éradiqué les emplois. Surtout quand on n’a aucune idée de ce que c’est de vivre avec rien.
Alors sûrement, il y en a qui truandent. Mais pourquoi devrait-on sanctionner tous les autres qui font ce qu’ils peuvent dans des conditions de survie, et à qui on propose des jobs impossibles, soit parce qu’ils ne sont pas compétents pour les faire, soit parce qu’il y a 3 heures de transport à leurs frais, soit parce que ça ne tient pas compte de leurs contraintes (garde d’enfants, etc…) ?
Supprimons donc les aides. Que restera-t-il à ceux qui n’ont rien, sinon s’en prendre violemment à ceux qui ont ?
L’assistanat, c’est aussi la paix sociale.
Et c’est aussi la justice : si on n’a pas su préserver des emplois pour ces gens, on leur doit des les aider à survivre. Ou alors, fallait pas encourager la population à se reproduire pour payer les retraites de ceux qui ont décidé du système.
Revenu Universel Power.

Share

La Croix : #Metoo

J’avais déjà publié ce dessin ici, avec un dialogue différent, mais pour des raisons similaires. A l’époque, c’était à propos du comportement de certains de nos députés et hommes politiques
J’ai modifié les textes (et un petit détail graphique !), pour la parution d’aujourd’hui dans La Croix.
Mais hélas, c’est toujours la même chose…

Harcèlement sexuelEt puis sur Facebook, ces jours-ci, j’ai publié le texte suivant :

#metoo
Hélas, je ne crois pas qu’une seule d’entre nous ait échappé à cette expérience.

Et parfois, le harcèlement commence dans ta famille, avec l’infinie et quotidienne liste de petites humiliations, à propos de ton physique (si inexcusablement imparfait), de ta coquetterie (absolument ridicule), et de ta féminité (insérer ici une réflexion totalement déplacée et en public, sur la pousse de tes seins, tes problèmes d’acné, le volume de ton cul…), tout ça c’est, au choix : pour rigoler ou pour ton bien.
Donc si tu exprimes la moindre blessure, c’est que justement tu n’as pas d’humour ou que tu ne fais pas d’efforts. Alors on va t’en repasser une couche, pour que tu comprennes bien que tu as tort de protester.

Plus tard, quand j’ai rencontré des types gentils et attentionnés, je me suis demandé longtemps où était le piège. J’ai fini par comprendre que ça existait. Mais je ne crois pas que la méfiance m’ait jamais lâchée.

Il y a un point sur lequel je tiens à insister :
Quand on pratique cette forme de harcèlement à base de “petites” moqueries soit-disant sans conséquences, mais qui constituent un empoisonnement progressif et une destruction sournoise et répétée de l’estime et de l’image de soi d’une personne ; et que, de surcroît, on refuse d’admettre la souffrance que ça provoque, on enlève à cette personne, de la même manière progressive et répétée, son droit de se défendre et de se protéger.
Vous lui instillez la conviction que :
Les harceleurs ont le droit de se comporter comme ça.
Elle n’a que le droit de subir et se taire.

Demandez-vous si vous ne pratiquez pas ce genre de système relationnel.
Voire “éducatif”.
Et allez voir un psy.
Parce que lorsque vous détruisez quelqu’un, comme ça l’air de rien, c’est que vous avez des raisons de le faire qui sont VOTRE problème.
Pas celui de la personne que vous harcelez.
Il ou elle n’a pas à subir ça.
Et si vous refusez de regarder les choses en face, et que vous continuez, c’est que vous êtes une pauvre merde.

 

 

Share