Cherche personne de ménage…

… Enfin, pas tout de suite, mais vivement que j’ai le budget !
Fat Bottom Guy with a vacuum cleanerCe dessin ci-dessus, c’était pour compenser, sur mon Instagram, le dessin ci-dessous, qui pouvait être interprété comme sexiste.
Carpet lady

En fait, ceux qui me connaissent savent que j’aime bien dessiner des popotins, des courbes, des sphères, des trucs ronds…. Et j’aime bien dessiner des gros.
Bon, j’aime bien dessiner des gens de toutes les formes, en général. En fait, il n’y a même que ça qui m’intéresse ; pour le décor, je me force.
Et donc, j’aime dessiner des gros. Les volumes, les courbes, l’équilibre des masses, c’est très intéressant…
Après, pour l’avoir été, je sais que c’est pas du tout marrant à vivre. Alors quand je vois un obèse, je ne porte pas de jugement. Par contre, je suis toujours intéressée par la façon dont la personne… habite ce volume.
Parce que la manière dont on habite son propre corps, avec bienveillance ou désespoir, ça change la perception que les gens en ont.
Aujourd’hui, il y a ce dessin, dans la Croix, qui m’a occasionné une discussion, avec Micka, la DA, à propos du regard courant sur un corps obèse.

Inégalités et uniforme à l'école
Parce que ma première version, c’était ça. Et elle a dit : « C’est cruel ! »
Inégalités à l'école, uniforme et obésitéIl m’a fallu une minute pour me dire : « Ah oui, elle a raison ! les gens vont le regarder méchamment, ce petit gros ! »…
Alors que moi, j’ai adoré dessiner ce petit bonhomme tout rond, et que je voulais qu’on comprenne ce que l’uniforme risquait de lui faire vivre..
Mais en même temps, je l’exposais au jugement et à la moquerie, et ça faussait ce que je voulais faire passer.
My mistake.
Des fois, on est mal réveillé.

Bref, ce que je voulais dire, c’est que l’uniforme à l’école, ça va peut-être gommer les inégalités économiques apparentes, mais ça va mettre en avant les inégalités physiques…
Parce qu’il ne faut pas se leurrer, les uniformes, ils ne vont pas être conçus pour différentes morphologies, il va y avoir  2 ou 3 tailles différentes, si on a de la chance. Mais ça n’ira jamais à tout le monde…
On va juste échanger un chagrin contre un autre…

(Wow ! En commençant ce billet, j’avais rien à dire, et j’ai fini par parler sexisme, obésité, regards malveillants, inégalités économiques, inégalités morphologiques, mal-être et uniforme à l’école.
Je suis trop forte.)

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La Croix : Coming Out

Coming out hétérosexuel

J’aurais bien utilisé un langage un poil plus trash, mais sur certains sujets, avec le lectorat de la Croix, faut pas être frontal.

J’ai fait 2 versions… A la Croix, le dessin ci-dessus leur semblait ambigü, genre on va comprendre « les homos nous enquiquinent avec leur coming-out… »
Moi, j’ai décidé de traiter ce sujet d’abord à cause de la manif de samedi dernier contre l’homophobie, et parce que j’ai lu un article je ne sais plus où, qui parlait d’une sportive qui a fait son coming out.
Mon ressenti, c’est que je ne comprends même pas pourquoi les homos doivent faire des coming out. Les hétérosexuels ne le font jamais !… Ça ne devrait pas être un sujet, pour personne.
Mais bon, j’ai changé le dessin. J’y vais toujours prudemment avec ce lectorat… Ça me bride même graphiquement.
Et me brider graphiquement, c’est un problème récurrent que j’ai avec ce job, d’une manière générale… Va falloir que j’arrive à trouver des angles différents.

Coming Out 2eme version

La version publiée ce matin…

 

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Un (petit) corps de rêve avec popotin…

Un (petit) corps de rêve avec popotin

Parce qu’on peut rêver sur d’autres configurations que Gisèle B., je trouve

Et pourquoi ça ne serait pas un corps de rêve ?
Moi, j’aime bien les corps qui trouvent un équilibre dans la disproportion… Tout est question d’harmonie, au fond.
Et parfois cette harmonie vient de la façon dont la personne habite son corps, pas de la forme qu’il a.

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Les institutions maltraitantes

J’ai un passé hospitalier, je connais bien le travail de soignant. Quand je lis des témoignages de soignants actuels, ça me met vraiment hors de moi… Je réalise que j’ai eu la chance de travailler à une époque où on était assez nombreux pour faire le boulot dans des conditions décentes. Je ne dis pas que c’était facile. Mais on arrivait à traiter les malades avec égard, sans s’épuiser physiquement et humainement.

Travailler à l'hôpital en 2018.

Recherche graphique, 2018.

 

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Je hais les fumeurs.

Le tabac et les cheveuxIl paraît que le tabac, c’est mauvais pour les cheveux. Mais on le sait que c’est bon pour rien.
Et alors en ce moment, j’ai une haine qui monte à l’égard des fumeurs.
Non pas parce que je cotise pour leur cancer du poumon, après tout ils cotisent pour mon cancer de je ne sais pas quoi.
Non pas parce que la fumée me dérange, vu qu’ils n’ont plus le droit de fumer dans les restaurants et autres lieux publics.
Je les hais parce que leurs mégots sont PARTOUT.
Sur tous les trottoirs, au pied des arbres, dans les espaces verts, dans les jardinières, dans les massifs de fleurs, partout sur la rue… J’ai renoncé à les compter pendant mes seulement 10mn de trajet quotidien pour aller à la gym.
On parle des continents de plastique dans l’océan, mais qui parle des tonnes de mégots balancés tranquillement n’importe où, comme si c’était rien ?
Et qui vont finir dans les égoûts, donc à la mer.
Avec toute les saloperies chimiques qu’ils contiennent.
Oui, celles qui sont mises dedans exprès pour rendre les fumeurs addicts à la clope.
Et sans doute effacer le concept « trouver une poubelle » de leurs cerveaux enfumés.

Et il y en a qui ont l’incroyable naïveté/stupidité/hypocrisie de se prendre pour des rebelles parce qu’ils fument encore malgré les lois anti-tabac… C’est vrai que c’est tellement un truc de rebelle de se laisser intoxiquer par une industrie milliardaire, pour lui remplir les poches. Tout en prenant notre espace de vie pour une poubelle.

Je vous hais.

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