Mai 68 à l’école.

Les religieuses en civil, il me semble que c’est plutôt une idée de Vatican 2, qui a eu lieu en 1962. Mais le temps qu’elle arrive sur ses petites pattes jusqu’au fond du Dauphiné, Mère Marie et ses Sisters de l’Eternelle Moisissure ont basculé plus tard.
C’était assez bizarre à voir. Car ces femmes qui déployaient une grande énergie pour nous culpabiliser d’être coquettes, ces femmes se teignaient les cheveux…

Je ne leur garde pas beaucoup d’affection, car elles n’avaient vraiment pas inventé l’eau bénite, et que « l’amour de Jésus-Christ » dont elles nous soûlaient, ne se reflétait guère dans leurs attitudes et actions.
Mais avec le recul, une vague pitié me traverse pour ces femmes. Sans doute que j’en ai une image biaisée par l’enfance grisâtre et pleine de contraintes qui était la règle à l’époque anté-68.

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Ça sort aujourd’hui !

… dans toutes les librairies dignes de ce nom ! Pour nous les femmes… Et aussi pour vous, messieurs, car un homme averti en vaut deux !

Sur la couverture définitive,  l’imprimé de la jupe et la couleur de la poubelle sont différents… (et l’interlignage de l’encadré a été corrigé !). Mais vous la reconnaîtrez quand même !

Ménopause et intimité

Et encore un petit extrait, parce que c’est vous !

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5 fruits et légumes par jour…

… Mais ceux-là ne sont que 4 (pour l’instant !) et sont plutôt à ranger dans la Bibliothèque ! Après « Une Merveilleuse grosse Patate » et « Un Petit Pois Tout Seul », voilà « Poire trop Poire » et « Ceci est une Noix » qui ressortent aux Editions Lapin ! Des ouvrages sur les relations humaines, pleins de finesse et de rigoloterie, qu’on peut même pré-commander Ici  et là, car la sortie officielle, c’est le 25 mai !

Une Merveilleuse Grosse Patate- couverture

Aux éditions Lapin

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Mai 68 et autres considérations

Tout passe, tout lasse et tout se recycle. Avant Mai 68, la mode était à la boule de bagnard pour les petits garçons. Aujourd’hui, c’est plutôt pour les ados, les post-ados et les gars qui perdent leurs tifs et qui ont bien raison de ne pas se rabattre une mèche pathétique en travers du crâne.
Mai 68 a ouvert une ère où les cheveux des garçons, qu’on avait perdus de vue depuis quelques années, sont réapparus jusqu’à atteindre des longueurs qui, elles, n’avaient pas été vues depuis plus d’un siècle.

à paraître dans La Croix, jeudi 3 mai 2018.



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Saloperies

Tout à l’heure, je suis passée sous un balcon, et un mégot m’a ratée de peu. Et quand j’ai regardé par terre, il était flagrant que c’était un comportement quotidien des habitants de ce balcon.

Mégots, chewing-gum et plastique

In la Croix, aujourd’hui.

Il y a un… super-pouvoir ?… dont je rêve.
J’ai commencé à écrire un truc là-dessus… Je ne sais pas si je le développerai plus que ça.
Disons que c’est un Work in Progress in Stand-By.

« Au début, on ne s’était pas vraiment rendu compte. Ça avait commencé petitement.

On ne remarque pas quand on est suivi par un mégot, un ticket de métro ou un mouchoir en papier usagés.

Et puis, des choses plus grosses ont commencé à se déplacer, comme des emballages de burgers ou de kebabs, des canettes, des gobelets…

Les gens ont voulu croire que c’était le vent, mais ça n’a pas duré. Parce que les détritus se dirigeaient dans des directions différentes. On a fini par comprendre qu’ils suivaient des personnes.

Et ça, on en a été sûr quand les crottes de chien pas ramassées ont commencé à suivre les chiens et leurs maîtres. Ça a notablement amélioré le taux de ramassage. Parce que si les propriétaires ne le faisaient pas, en plus d’être clairement désignés à l’opprobe sociale, les crottes finissaient dans leurs logements. Certains essayèrent alors d’abandonner leur animal. La rumeur dit qu’en rentrant, ils auraient trouvé leur domicile souillé par un volume de crottes équivalent à ce qui est généré par un refuge pour animaux, avec une récurrence d’une durée équivalente aux années de vie qui restaient encore à l’animal abandonné.

Les gens ont assez rapidement cessé de jeter des trucs parterre, le nombre de poubelles a augmenté, et le service de voirie les a vidées plus souvent.

Mais ça ne s’est pas arrêté là.

Les décharges sauvages ont commencé à se vider d’elles-mêmes, et les gens qui les avaient créées ou alimentées retrouvaient leurs cochonneries installées dans leur salon.

Certains ne voulaient toujours rien savoir, mais la situation est devenue plus tendue : les déchets sont devenus agressifs. Ils se collaient aux gens. Ils les bousculaient. Ils les poursuivaient.

On ne pouvait plus jeter une canette n’importe où, sans qu’elle vous saute dessus et vous frappe de façon répétée, jusqu’à ce qu’on la mette à la poubelle. Il s’avéra assez rapidement que c’était le seul moyen pour que ça s’arrête.
Là, les décharges sauvages ont été nettoyées vite fait, parce qu’être harcelé et poursuivi par des gravats, des madriers, une carcasse de voiture ou une grosse pièce d’électro-ménager, ça peut faire très mal. Et puis ça vous désigne aux yeux de la Loi.

D’ailleurs, certains représentants prirent grand plaisir à aller verbaliser ceux qui n’avaient pas pris leurs dispositions à temps.

Mais d’autres représentants de cette même Loi subirent eux-même les conséquences de ce qu’ils avaient autorisé ou pas sanctionné, ou des décisions qu’ils n’avaient pas prises. Leurs locaux, leurs bureaux, et parfois même leurs domiciles se virent envahis par toutes les nuisances générées par leur négligence, ou leurs petits arrangements.

Dans le même temps, de gigantesques marées noires et autres pollutions industrielles majeures s’abattirent sur les bureaux des entreprises et multinationales responsables, et sur les domiciles privés et toutes propriétés détenues par les décisionnaires qui les avaient générées. Le principe de dilution des responsabilités ne fonctionna absolument pas.

On était entré dans l’ère des conséquences… »

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