Je hais les fumeurs.

Le tabac et les cheveuxIl paraît que le tabac, c’est mauvais pour les cheveux. Mais on le sait que c’est bon pour rien.
Et alors en ce moment, j’ai une haine qui monte à l’égard des fumeurs.
Non pas parce que je cotise pour leur cancer du poumon, après tout ils cotisent pour mon cancer de je ne sais pas quoi.
Non pas parce que la fumée me dérange, vu qu’ils n’ont plus le droit de fumer dans les restaurants et autres lieux publics.
Je les hais parce que leurs mégots sont PARTOUT.
Sur tous les trottoirs, au pied des arbres, dans les espaces verts, dans les jardinières, dans les massifs de fleurs, partout sur la rue… J’ai renoncé à les compter pendant mes seulement 10mn de trajet quotidien pour aller à la gym.
On parle des continents de plastique dans l’océan, mais qui parle des tonnes de mégots balancés tranquillement n’importe où, comme si c’était rien ?
Et qui vont finir dans les égoûts, donc à la mer.
Avec toute les saloperies chimiques qu’ils contiennent.
Oui, celles qui sont mises dedans exprès pour rendre les fumeurs addicts à la clope.
Et sans doute effacer le concept « trouver une poubelle » de leurs cerveaux enfumés.

Et il y en a qui ont l’incroyable naïveté/stupidité/hypocrisie de se prendre pour des rebelles parce qu’ils fument encore malgré les lois anti-tabac… C’est vrai que c’est tellement un truc de rebelle de se laisser intoxiquer par une industrie milliardaire, pour lui remplir les poches. Tout en prenant notre espace de vie pour une poubelle.

Je vous hais.

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Mai 68 et autres considérations

Tout passe, tout lasse et tout se recycle. Avant Mai 68, la mode était à la boule de bagnard pour les petits garçons. Aujourd’hui, c’est plutôt pour les ados, les post-ados et les gars qui perdent leurs tifs et qui ont bien raison de ne pas se rabattre une mèche pathétique en travers du crâne.
Mai 68 a ouvert une ère où les cheveux des garçons, qu’on avait perdus de vue depuis quelques années, sont réapparus jusqu’à atteindre des longueurs qui, elles, n’avaient pas été vues depuis plus d’un siècle.

à paraître dans La Croix, jeudi 3 mai 2018.



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