Rions un peu…

Les Minimas sociaux, c'est la paix sociale.

Paru dans la Croix, le 21 juin 2018

Et si on les augmentait, les minimas ? Ça permettrait aux bénéficiaires de dépenser un peu plus, donc de réinjecter un peu plus de blé dans l’économie…
Genre même, on pourrait instaurer un revenu universel de base? Ça serait pas une bonne idée, ça ?…
Peut-être que ça permettrait aux gens d’être « moins pauvres », et d’avoir plus de facilités pour améliorer leur vie ?
Genre ils auraient un peu plus les moyens de « se responsabiliser », au lieu d’être enfermés dans une logique de survie avec un pauvre pécule insuffisant ; tout en se sentant méprisés par des gens blindés de blé, qui ont toute légitimité pour expliquer aux pauvres qu’ils font exprès d’être pauvres, et qu’ils profitent de l’argent public comme des parasites.
Moi, j’aurais tendance à penser que puisque la puissance publique n’a pas su empêcher leurs jobs de disparaître et l’économie de vouloir fonctionner avec de moins en moins de bras, la puissance publique leur doit quelques compensations, non ?

Ou alors, la puissance publique pourrait essayer de voir comment elle arrive à vivre et à se développer professionnellement, avec 450 balles par mois.

#JDCJDR.

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Mai 68 : quelqu’un a allumé la lumière ?

Ça m’a vraiment fait cet effet-là. Avant, c’était gris.
Je pourrais aussi dessiner la même chose sur les vêtements, et sur la façon dont les gens se sont mis à bouger et comment les corps se sont détendus.
Je ne parle pas de liberté sexuelle, j’étais bien trop petite ! Mais les postures ont changé.
Avant, il fallait se tenir bien, se tenir droit, ne pas s’avachir, être impeccable… Tout était raide.
Ta façon de te tenir ne t’appartenait pas, c’était une présentation sociale avec beaucoup de règles à suivre
Après, c’était beaucoup plus marrant.

Mai 68, les formes et les couleurs

Paru dans La Croix, le 24 mai 2018

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Mai 68 à l’école.

Les religieuses en civil, il me semble que c’est plutôt une idée de Vatican 2, qui a eu lieu en 1962. Mais le temps qu’elle arrive sur ses petites pattes jusqu’au fond du Dauphiné, Mère Marie et ses Sisters de l’Eternelle Moisissure ont basculé plus tard.
C’était assez bizarre à voir. Car ces femmes qui déployaient une grande énergie pour nous culpabiliser d’être coquettes, ces femmes se teignaient les cheveux…

Je ne leur garde pas beaucoup d’affection, car elles n’avaient vraiment pas inventé l’eau bénite, et que « l’amour de Jésus-Christ » dont elles nous soûlaient, ne se reflétait guère dans leurs attitudes et actions.
Mais avec le recul, une vague pitié me traverse pour ces femmes. Sans doute que j’en ai une image biaisée par l’enfance grisâtre et pleine de contraintes qui était la règle à l’époque anté-68.

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